Née en 1985 en Guinée. A l’âge de 8 ans, comme le veut la coutume, elle est excisée. Alors qu’elle n’a que quatorze ans, son père la marie par procuration à un compatriote qui habite en Hollande. Munie de faux papiers, elle débarque en Europe. Son mari se révèle au grand jour : il a déjà une autre femme et violente sa nouvelle épouse qui fait une fausse couche sans se douter qu’elle était enceinte. Lors de son deuxième accouchement, son mari lui refuse toute assitance médicale et elle perd également son deuxième enfant. La famille s’installe ensuite en France où Diaryatou Bah vit recluse dans un appartement où les violences continuent. Début 2004, elle décide de quitter le foyer conjugal et se retrouve seule dans la rue. Elle obtient finalement de l’aide des autorités. Un long processus d’intégration en France se met en route. Diaryatou Bah vit dans un foyer d’hébergement à Paris et étudie pour devenir infirmière.
Son œuvre :
On m’a volé mon enfance. Paris: Anne Carrière, 2006. (350p.). Autobiographie.