Nationalité : Senegal

Position actuelle : Professeur de littérature anglophone et de creative writing à American University of Nigeria (AUN) et directeur de la collection « Céytu » aux editions Zulma, Paris. De août 2013 à janvier 2014 : Professeur invite de la Chaire de culture francophone, universite ETH de Zurich. Theme du seminaire : « Fiction romanesque et devoir de memoire : des ecrivains africains face au genocide des Tutsi du Rwanda ».

De mars a septembre 2010 j’ai ete Writing fellow a Wiser (Witwatersrand Institute for Science and economic Research) universite de Witswatersrand, Johanesbourg.
De 2006 a 2008, j’ai ete en residence d’ecriture a Mexico dans le cadre d’un projet du Parlement international des Ecrivains.

A partir d’octobre 2011, j’ai accepte une position d’enseignement a l’universite Gaston Berger de Saint-Louis du Senegal. J’y ai introduit l’enseignement de la litterature senegalaise de langue wolof en me focalisant sur la production romanesque, plus recente et moins connue au que la poesie en wolof ou wolofal.

A l’automne 2008, j’ai ete Visiting-Professor au departement de francais de Rutgers University et mon seminaire a porte sur le theme : « Ecrire entre deux langues : le cas des ecrivains africains francophones »
A l’automne 2004, j’avais deja tenu un premier seminaire dans le meme departement d’etudes francophones de Rutgers sur le theme : « L’afropessimisme, actualite et enjeux » avec une mise en exergue de ses aspects litteraires a travers des auteurs tels que V. Y. Mudimbe et Ahmadou Kourouma.

Au cours de ma carriere litteraire, j’ai participe a de nombreuses manifestations a travers le monde et ai eu l’occasion de m’adresser a des etudiants de diverses universites a Syracuse university, Dakar, Ndjamena, Butare, Yale, Harvard, Austin, Rio de Janeiro et Sao Paulo, Sorbonne, Stanford, Bologne, Berlin, Mexico-City etc

En avril 2005, j’ai ete le guest-speaker du congres annuel de l’African Literature Associaion (ALA) a Boulder dans le Colorado. J’y ai fait une presentation intitulee : « Etre un ecrivain africain francophone aujourd’hui »
En 2011, le departement de francais de Northwestern University, Chicago, a organise un colloque international autour de ma production litteraire sous l’intitule : « Des mondes et des langues. L’ecriture de Boubacar Boris Diop ». Les actes ont été publiés par Presence africaine sous le meme titre.

En 2014 au Canada, l’Universite de British Columbia (UBC) a organise a Vancouver un colloque destine a croiser les regards de specialistes sur le travail romanesque de Chimamanda Adichie Ngozie et le mien. Un ouvrage a reuni les communications presentees a cette occasion sous le titre « Traditions orales postcoloniales » aux editions de l’Harmattan, a Paris.

En avril 2014, mon universite, Gaston Berger, a consacre un numero special de la revue du Groupe d’Etudes Litteraires et Linguistiques (GELL) a mon travail litteraire sous le titre « Boubacar Boris Diop, une ecriture deroutante ».
Ce numero est egalement disponible en ligne.

En novembre 2012, j’ai ete l’invite d’honneur des Assises de la Traduction litteraire du College international des Traducteurs d’Arles. Ma communication et les discussions ont fait l’objet d’un numero de la revue de cette institution.

JOURNALISME

J’ai ete directeur de publication du mensuel d’analyses ‘Démocraties africaines’ de 1993 a 1997 puis du quotidien indépendant d’informations générales ‘Le Matin’ de Dakar, entre janvier 1997 et juillet 1999.
Depuis 1990 je collabore avec le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung et, de 2002 a 2011, j’ai ete chroniqueur de l ́hebdomadaire romain ́Internazionale ́

PUBLICATIONS

Ma plus reecente publication s’intitule La gloire des imposteurs. Lettres sur le Mali et l’Afrique. (Editions Philippe Rey, Paris, janvier 2013)
L’ouvrage est constituee de lettres que j’ai echangees avec la sociologue et militante malienne Aminata Dramane Traore, par ailleurs leader du mouvement altermondialiste africain et ancienne ministre de la Culture de son pays. Notre correspondance porte sur la place de l’Afrique dans le monde contemporain.

Au cours de trois decennies de carriere litteraire, j’ai publie les ouvrages que voici, listes par genre :

Romans :
– Le temps de Tamango, Harmattan 1981 et Serpent `Plumes 2003. (Preface de Mongo Beti)
Traduction :
– en italien chez Oltre Mare, Ravenna sous le titre Il tempo di Tamango

– Les tambours de la mémoire, Nathan 1987 et Harmattan 1990, Grand prix de la République du Sénégal pour les Lettres 1990.

– Les traces de la meute, Harmattan 1993

– Le Cavalier et son ombre, Editions Stock 1997, Prix Tropiques 1998.

Ouvrage publié en version poche par les Nouvelles Editions ivoiriennes en 1999 pour le rendre accessible sur le marche africain du livre.
Repris en 2007 par les Editions Philippe Rey, Paris. Traduit en anglais.

– Murambi, le livre des ossements, Stock 2000, Repris en 2011 par Editions Zulma, Paris Traductions :

en espagnol par Cassiopea, Barcelone. Titre : El osario
en italien par E/o, Rome, 2004. Titre : Murambi, il libro degli ossami
en anglais : Indiana University Press, 2004. Titre : Murambi, the book of bones en slovene en 2015
en espagnol – deuxième édition – en 2015
en allemand

Ce roman a été écrit à la suite d’une enquête de deux mois au Rwanda, en compagnie d’autres auteurs africains, sur le déroulement et les causes du génocide de 1994.

– Doomi Golo, roman en wolof, Editions Papyrus 2003, Dakar. J’en ai assure moi-meme la traduction en francais sous le titre « Les petits de la guenon » paru en 2009 aux Ed Philippe Rey. L’ouvrage est en cours de publication en anglais et la version espagnole est disponible depuis decembre 2014.

– Kaveena, roman Editions Philippe Rey, mars 2006, Paris. Traduction en anglais et en portugais.

Nouvelles

– La Nuit de l’Imoko Editions Memoire d’Encrier Montreal

Théâtre

– Thiaroye terre rouge, l’Harmattan, 1981
– Ibu Ndaw, boroom jamono, piece en wolof

 

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La Collection littéraire « Céytu »

Tout le monde en parle. Depuis le mois de mars, une innovation n’est pas passée inaperçue. C’est l’arrivée d’une nouvelle collection littéraire, coéditée par un éditeur parisien, Zulma et un éditeur québécois, Mémoire d’encrier. Dénommée « Céytu », elle va proposer dans la langue wolof, des traductions de chefs-d’œuvre de la littérature universelle, y compris des livres de jeunesse.

 

Le label « Céytu », dirigé par l’écrivain Boubacar Boris DIOP, a pour ambition de créer un dialogue entre le wolof et la langue d’origine des chefs-d’œuvre qu’il va traduire. Magnifique entreprise humaine dans un monde où les différentes cultures peinent désormais à se parler.

 

Les trois premiers titres traduits sont :

 

Une si longue lettre de Mariama BÂ, paru en français en 1979 aux éditions Le serpent à plumes, qui devient en wolof Bataaxal bu gudde nii, grâce au travail d’orfèvre Mame Younousse DIENG et Arame FALL. C’est le lieu de rappeler que cet ouvrage, véritable appel en faveur de l’amélioration de la condition des femmes, a été classé en troisième position parmi les 100 meilleurs livres africains du XXème siècle.

 

L’africain de Jean-Marie Gustave LE CLEZIO paru en français chez Gallimard en 2004, qui devient en Wolof, Baay sama, Doomu Afrig, grâce à l’agilité linguistique de Daouda NDIAYE. Cette œuvre majeure du prix nobel de la paix 2008, est un hommage à son père et à l’Afrique, continent où il a passé son enfance.

 

Une saison au Congo d’Aimé CESAIRE, pièce de théâtre écrite en français en 1966, qui devient Nawetu Deret grâce à Boubacar Boris DIOP. L’incontournable poète martiniquais redit les circonstances exactes de l’assassinat de l’homme politique congolais Patrice LUMUMBA par les puissances étrangères, secondées par leurs affidés locaux.

 

cetyu

 

« Céytu », le nom choisi pour cette collection est le village sénégalais où est né et où est inhumé Cheikh Anta DIOP, savant, historien et homme politique sénégalais qui a mené, sa vie durant, le combat en faveur de la reconnaissance de la véritable histoire de l’Afrique. DIOP a d’ailleurs été désigné en 1966 par le premier festival mondial des Arts nègres comme « l’intellectuel noir qui a exercé le plus fort impact sur le XXe siècle ».